Le principe du fil rouge
Bien souvent, les veillées sont bâties en dépit du bon sens : on trouve quelques numéros et, après, on cherche un lien pour ficeler tout cela. C’est absurde ! Le fil rouge nous raconte une histoire tout au long de la veillée et les numéros sont des illustrations, des coups de projecteur sur tel ou tel épisode.
C’est pourquoi il faut que le thème d’une veillée soit suffisamment précis pour fixer le cadre du fil rouge.

Le choix de la technique
On peut imaginer toutes sortes de fil rouge avec des marottes, des masques ou sous forme de mime, de saynète, etc. À vous de trouver ce qui s’accordera le mieux avec ce que vous voulez présenter. Ici le choix a été fait d’inviter le public à écouter une histoire un peu à la façon des mille et une nuits, c’est pourquoi le fil rouge est présenté sous forme de saynète. Attention à ne pas choisir une technique trop lourde matériellement car il faut pouvoir intervenir rapidement et fréquemment.
Les interventions du fil rouge
Il est inutile de présenter chaque chant, chaque numéro, chaque jeu, cela alourdit énormément une veillée. Il n’est même pas obligatoire que le fil rouge soit en lien direct avec le numéro qui suit. La seule chose vraiment importante, c’est l’unité de la veillée et le respect du thème.
Les interventions du fil rouge doivent être assez courtes. Il ne s’agit pas de présenter des numéros entiers. Une minute pour chaque intervention, c’est largement suffisant. On peut prévoir un peu plus de temps pour l’introduction et la conclusion de la veillée.
Les répétitions
Les répétitions sur scène sont primordiales comme pour tout numéro et comme il y a plusieurs interventions dans la veillée, les entrées et sorties de scène doivent être particulièrement travaillées.
Auteur :
D’après Pierre-Jean Aspe - Équipe Nationale Expression (SdE n°228)
Publié le 14 mai 2009